Faut-il inclure certains médicaments et équipements sanitaires dans la liste des produits stratégiques du Code de la Défense ?

Publié le 07/05/2021 dans les catégories Santé Sécurité & Défense

Le 5 mai 2021, Patrick Hetzel a interrogé la Ministre des Armées :

« Madame la Ministre,

La pandémie liée à la COVID-19 a mis en lumière le fait que très vite la France pouvait manquer de médicaments comme les anesthésiants, les sédatifs, les curares ou encore certains antibiotiques. Cela a mis en lumière un problème d’indépendance et de souveraineté de la France en la matière. D’une part, votre ministère dispose déjà de stocks stratégiques de médicaments qui sont gérés par les forces armées et d’autre part, la division pharmacie des armées doit pouvoir produire des médicaments dont les chaînes d’approvisionnement classiques peuvent être rompues.

A l’aune de l’année qui vient de s’écouler, quelles sont les conséquences que le ministère des Armées tire pour faire évoluer ses investissements humains et financiers du côté de la sécurisation et la production de médicaments stratégiques pour faire face à des situations de crise ?

Et ne me dites pas que cela relève du ministère de la Santé car il y a quelques mois c’est bien le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale qui était à la recherche d’opiacés sur les marchés étrangers pour combler la pénurie.

D’ailleurs, que pensez-vous d’un élargissement de la liste des produits stratégiques du Code de la défense car les médicaments voire les équipements de santé sont au moins aussi importants que les produits pétroliers lesquels figurent sur la liste actuelle. Je pense par exemple au manque de masques sur le porte-avion Charles de Gaulle qui vous a conduit à devoir rapatrier l’ensemble de l’équipage dont une bonne partie avait contracté la Covid. »

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques

J'accepteEn savoir plus